Close Menu
brazzabuzz.com
    ça fait le Buzz

    Médias au Congo : l’Ufemco ravive l’histoire en images

    15 janvier 2026

    Ce livre congolais promet de remettre vos priorités au clair

    15 janvier 2026

    Pamelo Mounk’A : 30 ans après, ses tubes tournent encore

    14 janvier 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram TikTok
    brazzabuzz.com
    • Accueil
    • Musique
    • Économie
    • Politique
    • Environnement
    • Sport
    • Événements
    • Santé
    YouTube Facebook X (Twitter) TikTok
    brazzabuzz.com
    Accueil»Événements»AET 2025: l’héroïne djihadiste qui électrise le débat
    Événements

    AET 2025: l’héroïne djihadiste qui électrise le débat

    By Lucien Mabiala27 octobre 20255 Mins à lire
    Facebook Twitter LinkedIn WhatsApp Reddit Email Threads Copy Link
    Partagez
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Retour vibrant sur la deuxième journée

    La cour intérieure du siège des Anciens Enfants de Troupe bourdonnait encore, ce samedi, pour la deuxième journée de la rentrée littéraire 2025. Sous un velum protecteur, étudiants, professeurs et curieux se pressaient pour écouter les critiques promises sur trois ouvrages décapants.

    Le président national, le général à la retraite Rémy Ayayos Ikounga, a lancé les échanges en rappelant que la plume restait « l’arme pacifique » des anciens pensionnaires. Le ton était donné, mélange d’érudition militaire et de passion pour les lettres.

    Selon les organisateurs, plus de cent cinquante lecteurs ont signé la feuille de présence, un record pour la jeune rentrée littéraire. Les stories Instagram diffusées en direct ont, elles, dépassé les dix mille vues en fin d’après-midi.

    Trois livres, trois ambiances littéraires

    Au menu, le roman court « Le clochard », la fresque contemporaine « L’intruse du Khalifat » et deux recueils de poésie signés du prolifique Charles N’Kouanga, « Hosties Marlyques » et « Odes Leyennes ». Quatre genres pour tester autant de sensibilités.

    « Le clochard », premier texte abordé, dépeint la marginalité urbaine avec un humour noir qui a fait rire la salle. Les commentateurs y voient un clin d’œil aux réalités de Brazzaville : débrouillardise, petites combines et solidarité improvisée sous les ponts.

    La discussion était modérée par Armand Elenga, salué pour son énergie. Autour de lui, Jessy Loemba, doctorant en droit, le coach en art oratoire Patherson Mouckaulho Itsissa et le Dr Rosin Loemba disséquaient chaque page, citations à l’appui, devant un public suspendu à leurs mots.

    Le public, majoritairement jeune, découvrait l’ampleur de la production interne de l’AET : 2 199 pages rien que pour N’Kouanga, selon le décompte facétieux de la thématique du jour. Une statistique qui a fait lever quelques sourcils admiratifs.

    Aminata, héroïne aux allures de moudjahidine

    Vedette inattendue de la séance, Aminata, protagoniste de « L’intruse du Khalifat », a monopolisé la joute d’idées. Patherson Mouckaulho Itsissa, dans un exposé de vingt minutes, a détaillé sa trajectoire fulgurante : enseignante prometteuse, convertie deux fois, puis guerrière sans retour.

    Le critique a souligné que l’action se déploie au Kakongo, territoire fictif rappelant les fronts sahéliens. Wali, sa capitale économique, vibre sous les menaces de groupes armés inspirés de Boko Haram, offrant une toile réaliste sans jamais citer un pays réel.

    « Nous quittons les questions d’amour pour des questions sécuritaires », a lancé Patherson, applaudi. La phrase a résonné, tant la littérature congolaise actuelle explore souvent l’intime. Ici, l’auteur préfère ausculter la violence mondiale et la convertir en destin personnel déchirant.

    Aminata passe du christianisme à l’islam radical, épouse Mustapha, croise un marabout influent et finit devant le redouté khalife Aboubacar. Un parcours que certains étudiants ont comparé, micro en main, aux dérives contemporaines filmées sur les réseaux.

    Un miroir des enjeux sécuritaires africains

    Les orateurs ont replacé le roman dans le sillage des débats sur le terrorisme régional. Le Sahel fait régulièrement la une, et le Congo suit les initiatives de coopération pour la paix. La fiction devient ainsi laboratoire d’empathie et d’anticipation.

    Dr Rosin Loemba a rappelé que la transformation d’Aminata s’accompagne d’un lexique pointu : néo-djihadiste, khalifat, État islamique. « Ces mots ne sont pas gratuits, ils cartographient une idéologie », a-t-il déclaré, invitant les auditeurs à maintenir un esprit critique face aux discours radicaux.

    Dans la salle, quelques anciens camarades de promotion, désormais officiers supérieurs, voyaient une vertu pédagogique à l’ouvrage : expliquer les ressorts de la radicalisation aux jeunes recrues, sans dramatiser. L’idée d’un partenariat avec l’Éducation nationale a été timidement évoquée.

    Le roman questionne aussi la condition féminine, car la protagoniste choisit elle-même sa voie guerrière. Pour Jessy Loemba, cette autonomie, même tragique, illustre « la complexité des libertés dans des contextes extrêmes ». Une nuance qui a nourri un débat animé.

    Poésie et identité culturelle

    En contrepoint, les poèmes spirituels de Charles N’Kouanga ont apporté douceur et introspection. Leur musicalité a été mise en relief par des lectures scéniques d’Aristide J. Johnson, ponctuées d’applaudissements. La balance émotionnelle de la journée s’est ainsi trouvée rétablie.

    Les enseignants présents ont insisté sur la richesse lexicale de ces vers, comparant la musicalité au mikongo traditionnel. Pour eux, N’Kouanga réussit à « faire danser la langue française au rythme du tam-tam », une belle image reprise en chœur par les étudiants.

    Échanges interactifs et projets futurs

    Le micro a ensuite circulé librement. Questions sur la symbolique des prénoms, interrogations sur la violence sacrificielle, demandes de conseils d’écriture : la salle ne voulait plus lâcher les intervenants. La diversité des préoccupations confirmait la vitalité de la scène littéraire congolaise.

    En clôture, Rémy Ayayos Ikounga a annoncé la préparation d’un concours d’écriture ouvert aux lycéens de Brazzaville et Pointe-Noire. L’objectif : sélectionner de nouvelles voix pour la prochaine rentrée du livre et maintenir l’élan créatif observé cette année.

    Rendez-vous est pris pour la troisième journée, dédiée aux littératures d’enfance. Entre la ferveur des débats et les éclats de slam improvisé dans les allées, la rentrée du livre de l’AET confirme qu’elle s’impose comme un moment fort du calendrier culturel congolais.

    AET Aminata Charles N’Kouanga L’intruse du Khalifat Rémy Ayayos Ikounga
    Partagez. Facebook Twitter LinkedIn WhatsApp Reddit Email Copy Link

    Sur le même thème

    Événements 10 janvier 2026

    Concours BSCA Bank : Quetsia Apandaba décroche l’or

    Événements 2 janvier 2026

    Showcase Gassongo à l’IFC : «Les malades en vadrouille»

    Événements 2 janvier 2026

    Roman choc : Asie D. de Marseille brise les tabous

    Événements 30 décembre 2025

    120 sourires : le Noël solidaire de la Kmfap à BZV

    Événements 30 décembre 2025

    Traque: le thriller congolais qui glace Pointe-Noire

    Événements 30 décembre 2025

    Christelle Nanda : le doublé qui réveille le cinéma 242

    Infos à ne pas manquer
    Actualités 15 janvier 2026

    Médias au Congo : l’Ufemco ravive l’histoire en images

    Institut français du Congo : un rendez-vous médias le 17 janvier Le 17 janvier, l’Institut…

    Ce livre congolais promet de remettre vos priorités au clair

    15 janvier 2026

    Pamelo Mounk’A : 30 ans après, ses tubes tournent encore

    14 janvier 2026

    Dolisie : un artiste de 11 ans sculpte l’argile et émeut

    13 janvier 2026

    La CNTR veut l’appui de l’ONU pour booster sa mission

    13 janvier 2026

    Tremplins Mboté Hip Hop : casting gratuit à l’IFC

    13 janvier 2026
    Les + partagés
    Politique
    Politique 17 décembre 2025

    Congo-Brazzaville : comment Françoise Joly a dessiné l’année diplomatique 2025

    Une diplomatie congolaise entrée dans une nouvelle phase En 2025, la diplomatie de du Congo…

    Françoise Joly propulse la diplomatie congolaise 2025

    6 octobre 2025

    Pourquoi la Chine mise gros sur l’avenir du Congo

    1 septembre 2025
    Réseaux sociaux
    • Facebook
    • Twitter
    • YouTube
    • TikTok

    BrazzaBuzz, c’est le média 100 % digital, 100 % jeune et 100 % Congo-Brazzaville.
    Notre mission : te connecter à l’actu qui te parle, te concerne et te fait réagir.
    BrazzaBuzz.com – Le média qui fait vibrer le Congo.

    Dernières Infos

    Médias au Congo : l’Ufemco ravive l’histoire en images

    15 janvier 2026

    Ce livre congolais promet de remettre vos priorités au clair

    15 janvier 2026

    Pamelo Mounk’A : 30 ans après, ses tubes tournent encore

    14 janvier 2026
    Événements à Brazzaville
    YouTube Facebook X (Twitter) TikTok RSS
    • Contact
    • Partagez une info
    • Partagez une vidéo
    • Politique de confidentialité
    • Publicité sur BrazzaBuzz.com
    © 2026 BrazzaBuzz - Le Média 100% digital du Congo-Brazzaville

    Saisissez votre texte ci-dessus et appuyez sur Entrée pour lancer la recherche. Appuyez sur Échap pour annuler.