Un lion pour rugir sur la CAN 2025
Dans une vidéo dévoilée en fin de semaine par la Confédération africaine de football, un lionceau bondit, dribble puis lève le poing vers le ciel. Voici “Assad”, mascotte officielle de la Coupe d’Afrique des nations TotalEnergies Maroc 2025, appelée à devenir le nouveau visage du tournoi.
La naissance d’Assad, entre culture et ballon rond
Inspiré du mot arabe signifiant lion, le prénom Assad célèbre la force, la fierté et l’héritage du Royaume chérifien, tout en évoquant la puissance collective des sélections africaines. Pour la CAF, il fallait un symbole transfrontalier capable d’unifier supporters, joueurs et marques partenaires.
Une mascotte pensée pour les fans congolais aussi
Des quartiers sud de Brazzaville aux maquis de Pointe-Noire, le football de la CAN fait vibrer les terrasses chaque deux ans. L’annonce d’Assad suscite déjà des mèmes sur TikTok et des stickers WhatsApp, preuve que la cible jeune congolaise s’approprie rapidement la nouvelle icône.
Assad, star des stades et des écrans
Selon le Comité d’organisation, le lionceau parcourra les tribunes avant chaque coup d’envoi, offrira des danses virales en fan zone et prendra vie en réalité augmentée sur les applis officielles. Objectif affiché : transformer chaque match en expérience 360°, sur place comme en ligne.
Connecter les enfants au football africain
La CAF assure que la mascotte sera particulièrement présente dans les écoles, lors d’ateliers ludiques autour des valeurs de fair-play et d’écologie. « Les enfants sont le futur du jeu, Assad doit être leur ami », explique un responsable marketing, visiblement inspiré par les super-héros.
Un design vibrant, du vert au rouge
Son pelage caramel contraste avec une crinière stylisée reprenant les rouges profonds du drapeau marocain, associés à des pointes vertes rappelant l’étoile chérifienne. Les designers affirment avoir voulu conjuguer tradition berbère et graphisme minimaliste pour séduire la génération mobile-first habituée aux émojis ronds et colorés.
Au-delà du tournoi : un rôle éducatif
Assad ne disparaîtra pas après la finale. Le personnage deviendra ambassadeur des programmes de football de base soutenus par la CAF et ses partenaires, avec des visites de centres de formation, des cliniques sport-santé et des campagnes contre l’abandon scolaire dans plusieurs pays d’Afrique.
Sport et nouvelles technologies, la double vie d’Assad
Le comité marocain annonce un jeu mobile de type runner mettant en scène le lionceau, ainsi qu’un filtre Instagram animé. Ces outils visent à capter l’attention de la diaspora connectée et à offrir aux sponsors de nouveaux espaces de placement de produit sans saturer les diffusions télé.
Le Maroc, hôte ambitieux et inspirant
Après avoir co-organisé le Mondial 2030 avec l’Espagne et le Portugal, le Maroc veut démontrer sa maîtrise logistique durant la CAN 2025. Le lancement millimétré de la mascotte s’inscrit dans cette stratégie, saluée par plusieurs consultants comme un modèle de soft power sportif continental.
Ce que pensent les supporters à Brazzaville
À la sortie d’un match amical au stade Alphonse-Massamba-Débat, Diane, étudiante, confie qu’elle « attend surtout la playlist d’Assad pour apprendre ses chorégraphies ». Son ami Junior, lui, imagine déjà des challenges Reels opposant la danse du lion à celle du Mwana Mboka.
Les enjeux marketing d’une mascotte moderne
Pour les sponsors, une mascotte réussie se mesure en taux d’engagement numérique. La CAF table sur des millions de vues cumulées avant même le match d’ouverture. Les marques télécoms et boissons gazeuses voient dans Assad un canal supplémentaire vers les jeunes portes-monnaie.
Le précédent des mascottes africaines
Depuis Mola la tortue camerounaise en 2021, chaque édition innove. Certains se souviennent encore de Samba, l’éléphant ivoirien de 1984. Avec Assad, le style devient plus proche des cartoons internationaux comme Pikachu ou Sonic, preuve que la CAN entend parler un langage pop culture universel.
La CAF mise sur la durabilité
Le comité prévoit des peluches fabriquées en plastique recyclé et un circuit court pour la production des costumes portés dans les stades. « Nous voulons que les enfants gardent Assad sans culpabilité écologique », glisse une responsable merchandising, soulignant la cohérence avec les engagements verts du tournoi.
Prochaines étapes vers le coup d’envoi
D’ici le tirage au sort prévu l’an prochain, Assad sera dévoilé en chair et en peluche lors d’une tournée promotionnelle à Casablanca, Dakar, Abidjan et Brazzaville. Le calendrier inclut aussi un challenge TikTok avec DJ Kanis pour signer l’hymne des supporters avant l’été.
Pourquoi cet engouement compte pour l’Afrique centrale
La zone UNIFFAC espère que cette dynamique boostera la candidature commune envisagée par le Congo et le Gabon pour une future CAN. Un expert local estime que « plus l’image du tournoi est cool, plus les gouvernements investissent dans les infrastructures, et c’est le public qui gagne ».
La route est tracée, Assad en tête
À dix-huit mois du coup d’envoi, le lionceau symbolise déjà l’optimisme continental. Entre marketing maîtrisé, ambitions sportives et storytelling inclusif, la CAN 2025 s’annonce comme un rendez-vous high-energy. Reste aux supporters congolais à ressortir vuvuzelas et drapeaux pour rejoindre la meute rugissante.
Retombées économiques attendues
Le ministère marocain du Tourisme vise deux millions de visiteurs pendant la CAN, avec 90 % d’occupation hôtelière. Souvenirs Assad, trajets internes et street-food pourraient générer 1,1 milliard d’euros de retombées selon les prévisions officielles.
Une partie de cette manne profitera aux artisans congolais qui fabriquent maillots, fanions ou vuvuzelas. La Chambre de commerce de Brazzaville prépare déjà une mission B2B à Rabat pour connecter créateurs locaux et distributeurs cherchant des goodies à l’effigie du lionceau.
