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    Politique

    Bras de fer discret : l’arrestation de Me Massouka électrise le Barreau

    By Léandre Mbemba14 juillet 20255 Mins à lire
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    La stupeur d’une arrestation nocturne

    Il est un peu plus de dix-neuf heures trente, ce mercredi 9 juillet 2025, lorsqu’une voiture banalisée s’immobilise devant le cabinet de l’avocat Bob Kaben Massouka, à quelques encablures du Palais de justice. Des hommes se présentant comme agents de la Centrale d’intelligence et de documentation l’invitent à les suivre pour un « entretien » d’urgence. Depuis, nul ne l’a revu. L’information, rapportée par plusieurs proches de la famille, s’est propagée à la vitesse de la lumière, provoquant un émoi immédiat dans les milieux judiciaires.

    En moins de vingt-quatre heures, les réseaux de messagerie privée du Barreau s’embrasent. Les anecdotes circulent : on raconte que Me Massouka préparait la défense de jeunes militants souhaitant organiser une marche pacifique sur les difficultés socio-économiques actuelles. Aucun communiqué officiel ne vient confirmer ni infirmer ces rumeurs, mais la concomitance des faits nourrit toutes les hypothèses.

    Le Barreau brandit le principe sacro-saint de la défense

    Réunis en assemblée générale extraordinaire, sous la présidence de Me Brigitte Nzingoula, bâtonnier du Barreau de Brazzaville, les avocats ont voté la suspension de toutes les audiences civiles, pénales et commerciales. « Sans respect des droits de la défense, il n’y a pas de justice », martèle la cheffe de l’Ordre, qui évoque un « enlèvement» plus qu’une arrestation régulière.

    Le président de l’Ordre national des avocats, Me Christian Eric Locko, rappelle à ses confrères la portée symbolique d’un tel arrêt de travail : « Nous ne cherchons pas la confrontation, mais la clarification ». Pour les justiciables, la paralysie se traduit déjà par des renvois en cascade et un ralentissement perceptible des transactions notariales, les robes noires jouant un rôle charnière dans la sécurité juridique du marché.

    Les autorités invoquent la nécessité d’éclaircissements

    Joint par nos soins, un responsable de la sécurité intérieure, ayant requis l’anonymat, souligne que « toute interpellation n’est pas une condamnation » et assure que « les services travaillent dans le cadre de la loi ». Le ministère de la Justice, pour sa part, confirme qu’une information a été ouverte afin de « vérifier la conformité des opérations ». Aucune date précise n’est avancée pour une communication officielle, mais les autorités disent œuvrer à un « équilibre prudent entre sécurité nationale et respect des droits individuels ».

    Dans les couloirs du Palais du peuple, certains députés estiment que « l’affaire Massouka » doit être rapidement éclaircie pour éviter l’escalade. « Nous sommes un pays de droit ; chaque institution doit jouer sa partition pour préserver la sérénité », glisse un élu de la majorité, soucieux de rappeler l’attachement du Congo-Brazzaville aux engagements internationaux en matière de libertés publiques.

    Des procédures au cœur du débat judiciaire

    Le code de procédure pénale congolais encadre strictement l’arrestation d’un avocat en exercice : la présence du bâtonnier ou, à défaut, celle du procureur général est requise lors de toute interpellation. Or, selon le témoignage de Me Nzingoula, aucune de ces garanties n’aurait été activée. L’avocat général auprès de la Cour d’appel affirme pour sa part n’avoir été informé qu’au lendemain des faits.

    Ce flou nourrit la contestation. Les juristes rappellent que la profession d’avocat bénéficie d’une protection fonctionnelle destinée à assurer l’indépendance de la défense. « Il en va de la confiance de l’usager envers l’appareil judiciaire », estime le professeur de droit public Arsène Nguiamba, pour qui « la robustesse des procédures protège autant l’État que le citoyen ».

    Impacts immédiats sur les justiciables et l’économie locale

    Dans les greffes du tribunal de grande instance, les bancs se vident et les piles de dossiers s’élèvent. Les petites entreprises attendant l’homologation d’un contrat ou la certification d’un titre foncier redoutent déjà les surcoûts liés aux retards. « Chaque jour de grève, ce sont des dizaines de décisions qui prennent du retard », soupire un magistrat, conscient que la lenteur judiciaire peut peser sur la compétitivité urbaine.

    Pour autant, plusieurs associations d’usagers affichent leur compréhension : « Un ajournement qui défend un principe peut être un investissement dans la qualité de la justice », argumente le président de l’ONG Citoyen-Droit, appelant les parties à trouver « un chemin de dialogue responsable ».

    Les réseaux sociaux comme caisse de résonance civique

    Sur X, TikTok et WhatsApp, le mot-dièse #FreeMeMassouka a dépassé, en quarante-huit heures, la barre des cent mille occurrences, selon un comptage indépendant. De courtes vidéos produites par de jeunes avocats expliquent, dans un langage accessible, les tenants et aboutissants de l’affaire. « Nous faisons de la pédagogie », explique Maître Sylvain Kodia, 29 ans, persuadé que la transparence contribue à la stabilité.

    Cette effervescence numérique illustre la maturité d’une génération connectée qui s’interroge sur l’articulation entre ordre public et droits fondamentaux. La tonalité dominante demeure respectueuse des institutions, mais la vigilance citoyenne s’affirme, prolongeant dans l’espace virtuel le débat ouvert dans les prétoires.

    Vers un équilibre renouvelé entre sécurité et libertés

    Au-delà du cas personnel de Me Massouka, la séquence en cours ouvre une fenêtre de réflexion sur l’évolution des pratiques sécuritaires. Les experts, à l’instar de l’ancien magistrat international Marie-Gisèle Okouango, soulignent que « la modernisation des services de renseignement s’accompagne partout d’exigences accrues en matière de redevabilité ».

    Pour l’heure, les acteurs politiques, les juristes et la société civile semblent converger vers la nécessité d’une enquête transparente. La libération de l’avocat, ou à tout le moins sa présentation rapide devant un juge, pourrait apaiser les tensions. En attendant, la sagesse consiste, selon un haut fonctionnaire du ministère de l’Intérieur, à « garantir que la sécurité nationale ne soit pas perçue comme antinomique avec l’État de droit, mais comme son prolongement ».

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