Un engouement chiffré à près de six mille dossards
Vingt ans après son lancement, le Semi-marathon international de Brazzaville (Smib) atteint une ampleur inédite : 5 971 sportifs, dont 158 étrangers issus de vingt-trois nations africaines, se sont officiellement engagés pour la boucle de 21 kilomètres programmée le 14 août. La progression est spectaculaire si l’on se souvient que l’édition 2024 n’avait réuni « que » 3 472 participants, remarque Raymond Ebata, président du comité de direction, qui ambitionne déjà le cap symbolique des dix mille coureurs à moyen terme. La parité progresse doucement – 1 109 femmes apparaissent sur la ligne de départ – révélant l’investissement grandissant de la jeunesse féminine congolaise dans la compétition de fond.
La SNPC, catalyseur d’un projet structurant
Partenaire historique, la Société nationale des pétroles du Congo consolide sa politique de mécénat sportif en finançant, entre autres, un stage intensif au Kenya pour dix espoirs nationaux – cinq athlètes et cinq athlètes – afin d’affiner leur gestion d’allure et leur endurance en altitude. « Il s’agit d’augmenter nos chances de podium tout en construisant une élite durable », souligne un responsable technique du groupe parapublic. L’investissement rejoint la vision gouvernementale d’un sport vecteur de cohésion et de visibilité internationale pour la République.
Parcours certifié et dispositif sécurisé
Homologué par World Athletics, l’itinéraire épouse les artères emblématiques de la capitale : départ et arrivée sur le boulevard Alfred Raoul, traversée du pont du 15 Août, boucle vers la Corniche avant le retour par l’avenue Marien Ngouabi. Deux cents officiels veilleront à la régularité des temps de passage tandis que la Croix-Rouge et le service de santé des armées déploieront un maillage d’unités mobiles. La présence annoncée du président Denis Sassou Nguesso au coup d’envoi confère à l’épreuve la solennité des grands rendez-vous nationaux.
Un tremplin vers les compétitions globales
Le classement du Smib parmi les épreuves d’intérêt national, confirmé par Sidney Dandou, président de la Fédération congolaise d’athlétisme, ouvre désormais aux meilleurs Congolais l’accès direct aux grands marathons labellisés. L’innovation participe d’un écosystème en mutation, où le tourisme sportif, la santé publique et l’économie locale – de l’hôtellerie aux services numériques de chronométrage – trouvent un terrain de convergence. Dans un contexte continental où les grandes villes rivalisent d’événements d’endurance, Brazzaville affirme ainsi une ambition assumée : faire vibrer sa jeunesse au rythme des foulées et inscrire durablement son nom sur la carte des capitales africaines du running.
