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    Événements

    Brazzaville découvre le remords : le roman qui fait enfin parler les ninjas

    By Lucien Mabiala5 juillet 20254 Mins à lire
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    Une dédicace chargée de symboles nationaux

    Le 10 juin 2025, sous les frondaisons d’un campus Marien-Ngouabi bruissant d’éclats de voix estudiantines, Ghislain Thierry Maguessa Ebome a posé, non sans solennité, la dernière pierre à l’édifice de son deuxième ouvrage, Le Repentir. Choisir la journée nationale de la réconciliation comme théâtre de cette dédicace n’a rien du hasard : le symbole colle à la peau d’un roman qui entend sonder les soubassements moraux d’une société encore marquée par les stigmates des conflits du passé. Au prix accessible de 5 000 F CFA, la centaine d’exemplaires exposés dans l’amphithéâtre de la Faculté des lettres s’est écoulée en quelques heures, signe que la jeunesse brazzavilloise demeure avide de récits capables de joindre l’esthétique littéraire à une réflexion civique.

    Une fiction nourrie de réalités encore brûlantes

    Préfacé par l’infatigable poète-dramaturge Belettres Kwam, le texte revendique sa part d’invention tout en s’arrimant à un socle historique tangible. L’auteur convoque la figure du ninja, non pour stigmatiser une région ou une époque, mais pour proposer une allégorie de toutes les dérives miliciennes qui ont ébranlé le continent. En filigrane, c’est la dialectique du choix individuel et du destin collectif qui se déploie : le lecteur chemine entre la fable et le documentaire, entre l’ombre des ruelles de Brazzaville et la lumière d’une espérance nationale désormais portée par le Plan national de développement et les initiatives de cohésion sociale impulsées par les autorités.

    Sardine, figure allégorique d’une conscience tourmentée

    Au cœur du récit trône Sardine, un jeune combattant dont la kalachnikov crépite plus souvent que ne bat son propre cœur. L’instant où la rafale fauche l’adolescent Gilbo ouvre une fracture irréversible : face au regard éteint de sa victime, la machine guerrière se grippe et l’homme se rappelle qu’il demeure fils d’une même république. Cette subite fissure psychique, décrite avec une précision quasi chirurgicale, rappelle les travaux des psychiatres sur le syndrome de la culpabilité post-combat. En sollicitant le clergé pour laver son âme, Sardine illustre le rôle que jouent les institutions morales, parallèlement aux dispositifs étatiques, dans la reconstruction des subjectivités meurtries.

    La littérature comme boussole éducative et panafricaine

    La portée du livre dépasse toutefois les rives du Congo. Christian Yao, directeur des éditions Papyrus, voit dans Le Repentir un miroir de la crise ivoirienne de 2002 ; la substitution des ninjas par les « zinzins » ne change ni la texture des douleurs ni la quête de pardon. Cette transversalité fait du roman une ressource pédagogique potentielle, déjà pressentie par certains inspecteurs ivoiriens pour enrichir les programmes secondaires. Au moment où l’Union africaine multiplie les forums sur la paix endogène, l’ouvrage offre un matériau narratif susceptible d’animer des ateliers de lecture citoyenne, de Pointe-Noire à Bouaké.

    Jeunesse congolaise, clé d’une mémoire partagée

    Pour les 20-35 ans qui composent la majorité démographique congolaise, Le Repentir agit comme un catalyseur de dialogue intergénérationnel. « La réconciliation n’est pas un slogan, c’est une discipline quotidienne », glisse le Dr Patrick Itoua Ndinga, co-éditeur, en marge de la cérémonie. Les étudiants présents, nombreux à composer avec les récits contrastés de leurs aînés, découvrent la force performative d’une fiction qui refuse la complaisance tout en esquissant une issue. En cela, le roman épouse les orientations étatiques qui placent la cohésion sociale au cœur de la stratégie Jeunesse 2030, sans céder à l’emphase.

    Relire le passé pour éclairer l’avenir

    En refermant ces soixante-quinze pages, on comprend que le repentir n’est pas ici un acte ponctuel mais une méthode d’avenir. Maguessa Ebome invite ses lecteurs à habiter le souvenir sans s’y enliser, à transformer la mémoire en terreau plutôt qu’en tombeau. La littérature, dit-il, « n’est ni tribunal ni confessionnal, elle est surtout laboratoire d’émotions partagées ». À l’heure où le Congo-Brazzaville confirme sa stabilité institutionnelle et renforce ses infrastructures éducatives, pareille démarche s’avère précieuse : elle prépare des citoyens capables d’articuler lucidité et loyauté nationale. C’est peut-être là que réside la vraie plaque tournante du continent.

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