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    Politique

    Brazzaville sans robe : la salle d’audience chuchote

    By Léandre Mbemba19 juillet 20255 Mins à lire
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    Une interpellation aux contours encore flous

    Mercredi 9 juillet 2025, aux alentours de 19 h 30, Me Bob Kaben Massouka, avocat inscrit au Barreau de Brazzaville, est conduit à la Centrale d’intelligence et de documentation, selon les témoignages recueillis dans son entourage immédiat. L’information, confirmée ultérieurement par des sources judiciaires, fait rapidement le tour des réseaux professionnels sans qu’aucune communication officielle ne précise les raisons de la mesure de garde à vue.

    Dans l’attente d’une version consolidée des faits, plusieurs observateurs rappellent que les services de renseignement agissent dans le cadre de la prévention des atteintes à la sûreté de l’État et à l’ordre public, tâche essentielle à la stabilité du pays. Les autorités compétentes n’ont à ce stade ni infirmé ni confirmé l’hypothèse d’un soutien logistique présumé de l’avocat à un rassemblement citoyen prévu le lendemain. L’absence de communiqué initial nourrit cependant un questionnement sur la procédure formelle appliquée.

    Le Barreau choisit la suspension des audiences

    Réunis en assemblée générale au Palais de justice, les membres du Barreau de Brazzaville, sous l’égide de leur bâtonnière Me Brigitte Nzingoula, décident de suspendre leurs activités jusqu’à la libération de leur confrère. Le mouvement est relayé, dès le 11 juillet, par les avocats de Pointe-Noire, illustrant une solidarité professionnelle rarement observée avec une telle ampleur.

    Cette forme de protestation, juridiquement encadrée par le Règlement intérieur du Barreau, se veut symbolique : sans la défense, rappellent les praticiens, le fonctionnement normal des juridictions se trouve mécaniquement ralenti. Les robes noires insistent toutefois sur leur volonté de préserver l’apaisement des salles d’audience, soulignant que la mesure est temporaire et qu’aucun mot d’ordre d’obstruction systématique n’a été émis.

    Les garde-fous juridiques en débat

    La législation congolaise encadre strictement l’interpellation d’un avocat, exigeant la présence du bâtonnier ou, à défaut, celle du procureur général. Cette disposition vise à concilier l’impératif de sécurité publique avec le respect du secret professionnel et des droits de la défense. Or, selon Me Nzingoula, aucune de ces autorités n’aurait été informée préalablement de la mesure privative de liberté, soulevant une controverse sur la forme plus que sur le fond.

    Dans les milieux universitaires, l’affaire ravive le débat sur l’équilibre entre prérogatives régaliennes et garanties procédurales. « La Constitution consacre la présomption d’innocence ; il appartient aux institutions de montrer que la procédure suit son cours normal », fait valoir un enseignant de droit public à l’Université Marien-Ngouabi. Pour ce dernier, la transparence procédurale demeure le meilleur rempart contre les interprétations hâtives.

    Jeunes justiciables face au vide procédural

    La jeunesse congolaise, premier public des plateformes numériques, suit l’évolution du dossier avec une attention particulière. Nombre d’étudiants en droit, futurs praticiens, expriment le souhait de voir dégagés des référentiels clairs afin que les futures générations d’avocats exercent leurs missions en toute sérénité. « Une réforme pédagogique sur les mécanismes d’interpellation des auxiliaires de justice serait bienvenue », confie une étudiante en Master 2.

    Au-delà des bancs de l’université, de nombreux jeunes entrepreneurs redoutent un ralentissement durable de l’appareil judiciaire. Les audiences commerciales suspendues retardent la validation de contrats, freinant par ricochet l’activité économique déjà soumise aux aléas du marché international. L’impact demeure pour l’heure limité, mais les préoccupations s’installent.

    Les institutions appelées à la concertation

    Dans un contexte où la consolidation de l’État de droit figure parmi les priorités du Plan national de développement, les regards se tournent vers les ministères de l’Intérieur et de la Justice, seuls habilités à clarifier le contexte juridique de la garde à vue. Des sources proches du parquet évoquent la mise en place d’un canal de communication formel avec le Conseil de l’Ordre, attestant d’une volonté de coopération et d’apaisement.

    La Plateforme pour la défense des droits humains et la démocratie, pilotée par Joe Washington Ebina, a également invité les pouvoirs publics à privilégier la voie institutionnelle. Dans un communiqué pondéré, l’organisation appelle à « une investigation objective doublée d’une information régulière de l’opinion », saluant par ailleurs l’attachement du gouvernement aux standards internationaux en matière de droits fondamentaux.

    Vers une sortie de crise respectueuse du droit

    Les spécialistes du contentieux pénal demeurent confiants quant à une issue rapide, convaincus que la procédure d’enquête, une fois les impératifs de sûreté nationale satisfaits, permettra de statuer sur la suite à donner. Plusieurs scénarios sont évoqués, allant de la relaxe pure et simple à une citation à comparaître, selon la qualification retenue le cas échéant.

    Pour l’heure, la suspension des audiences sert de rappel sur la nécessité de conjuguer efficacité sécuritaire et respect des protocoles judiciaires. « Il n’existe pas de contradiction insurmontable entre protection de l’État et garanties des auxiliaires de justice », souligne un magistrat du siège. Dans cette perspective, la concertation entre Barreau et institutions offre la meilleure voie pour restaurer la confiance, assurer la continuité du service public de la justice et rassurer une jeunesse en quête de repères.

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