Liste élargie à 28 joueurs pour la CAN 2025
La Confédération africaine de football autorise désormais les vingt-quatre sélections qualifiées pour la Coupe d’Afrique des nations 2025 à emmener 28 joueurs, contre 23 auparavant, décision actée lors d’une visioconférence regroupant les délégations le 25 novembre.
Chaque fédération devra d’abord transmettre une pré-liste de 55 noms pour le 8 décembre, jalon imposé par la FIFA afin que les clubs libèrent leurs éléments avant la trêve. Les 28 élus seront ensuite annoncés publiquement.
Cette marge supplémentaire offre une sécurité aux sélectionneurs face aux blessures de fin d’année et à la densité du calendrier. « Nous voulons limiter les remplacements d’urgence et préserver la qualité du spectacle », explique un conseiller technique de la CAF.
Des staff limités à 17 membres
Si les effectifs gonflent, la taille du staff reste calibrée. La CAF fixe à dix-sept le nombre de techniciens, médecins et administratifs pouvant accompagner chaque équipe, un plafond conçu pour maîtriser les budgets et la capacité d’accueil hôtelière.
Dans ce quota figurent l’entraîneur principal, trois adjoints, préparateurs physiques, analystes vidéo, kinésithérapeutes et un responsable médias. Toute demande supplémentaire devra être motivée et soumise à l’approbation du comité d’organisation.
Un calendrier pensé pour l’acclimatation
Les délégations pourront rejoindre le Maroc cinq jours avant le match d’ouverture, prévu le 21 décembre. Objectif : s’acclimater aux températures atlantiques et tester les pelouses homologuées sans précipitation.
Les équipes disputant des amicaux en amont pourront même réserver un créneau bonus entre Rabat et Tanger, sans frais de location, précise le comité local. Une option déjà étudiée par le Congo-Brazzaville, en quête de repères.
Un marathon logistique surveillé
L’élargissement des listes impose un ballet logistique. Hôtels, bus, vols intérieurs et accréditations doivent être recalibrés. Les organisateurs assurent que la capacité hôtelière de Casablanca, Marrakech et Agadir dépasse largement les nouvelles exigences.
Sur le front des visas, le ministère marocain des Affaires étrangères prépare un couloir spécial à l’aéroport Mohammed-V pour les délégations sportives. Les supporters africains bénéficieront d’un portail électronique simplifié dès septembre.
La CAF reconduit le protocole sanitaire de l’édition 2023 : tests antidopage aléatoires, cellules de refroidissement dans chaque stade et cliniques mobiles pour des diagnostics rapides.
Enjeux sportifs et opportunités pour les sélections
Disposer de 28 joueurs ouvre la porte à des stratégies audacieuses. On pourra emmener quatre gardiens, miser sur des jeunes ou garder un spécialiste des pénaltys sans toucher à la colonne vertébrale de l’équipe.
Les sélectionneurs d’Afrique centrale, souvent confrontés à des déplacements longs, y voient un filet de sécurité. « Gérer un tournoi sur trois semaines avec d’éventuels pépins musculaires sera plus simple », souligne l’adjoint des Diables rouges, Thierry Mayanga.
Pour les joueurs évoluant en Europe, la date butoir du 8 décembre implique un départ en pleine période de fêtes. Plusieurs clubs français ou belges ont déjà anticipé des rotations afin d’éviter les tensions habituelles.
Derniers préparatifs au Maroc
Au Maroc, les travaux d’embellissement des stades d’Agadir et de Fès entrent dans leur phase finale. Les tribunes se parent des couleurs de la CAN et les écrans géants nouvelle génération viennent d’être installés, rapportent les médias locaux.
Le comité local insiste : la fibre optique couvre désormais toutes les enceintes, garantissant des diffusions en 4K et un wifi gratuit pour les supporters. Une aubaine pour les créateurs de contenu congolais qui partageront les coulisses en temps réel.
Côté billetterie, un million de tickets seront mis en vente par vagues dès octobre. Les tarifs débuteront à 50 dirhams, environ 3 500 francs CFA, une politique voulue accessible pour attirer la jeunesse.
Ce que cela change pour les fans congolais
Pour les fans de Brazzaville et Pointe-Noire, l’édition marocaine est l’occasion de voir éclore la nouvelle génération des Diables rouges. Les cinq places supplémentaires pourraient offrir une première CAN à des talents locaux repérés en Ligue 1 congolaise.
Reste aux sélectionneurs de composer leur puzzle avant la mi-décembre. Entre stars confirmées et révélations, la course aux 28 s’annonce intense et promet un tournoi relevé, idéal pour clôturer l’année footballistique africaine.
