Le week-end européen des Diables rouges
Qu’il s’agisse de claquer un but salvateur ou de serrer les dents face à un cador, les Congolais de la diaspora offrent chaque week-end un concentré d’émotions aux supporters. Tour d’horizon d’une quinzième semaine rythmée entre Bakou et Istanbul.
Sur cinq championnats scrutés, un seul but, deux passes, mais aussi des absences et une défaite lourde: le bilan illustre la densité des compétitions européennes où évoluent les Diables rouges. Pourtant, chaque minute disputée nourrit l’espoir national.
De l’Azerbaïdjan à la Turquie, ces expatriés portent haut les couleurs du Congo-Brazzaville. Leur progression conditionne partiellement les prochaines listes du sélectionneur et maintient la flamme chez les fans, toujours prompts à partager les clips de leurs exploits.
Retour, pays par pays, sur les faits majeurs de la récente journée de championnat, avec un zoom particulier sur l’impact statistique, le temps de jeu et les perspectives immédiates pour chaque joueur concerné.
Des performances contrastées à travers le continent
Si l’on cumule les feuilles de match, trois Congolais entrent en cours de partie, un seul débute dans le onze, et deux restent hors du groupe. Ce simple échantillon résume la concurrence acharnée à laquelle sont confrontés les talents formés au pays.
Nsana arrache le nul pour Sumqayit en Azerbaïdjan
La quinzième journée du championnat azéri offrait un déplacement périlleux pour Sumqayit sur la pelouse du Neftchi Bakou. Menée d’un but à la pause, l’équipe lance alors Simon Nsana, resté jusque-là sur le banc, pour dynamiser son couloir.
Choix payant: à la 74e, le droitier reprend un centre en retrait et trouve les filets pour ramener le score à 2-2. L’international signe déjà son deuxième but depuis son arrivée le 1er novembre, en seulement six apparitions.
Encore jamais titularisé, Nsana affiche pourtant deux buts et une passe décisive. Une productivité qui nourrit l’optimisme des supporters, persuadés que sa prochaine convocation chez les A se rapproche. Le joueur se contente, pour l’instant, d’un sobre «je fais mon travail».
Gnali délivre Larnaca face à l’Omonia en Chypre
En première division chypriote, l’AEK Larnaca recevait l’Omonia Nicosie pour un derby classieux. Au repos, les locaux sont menés 0-1 et le coach procède à un double changement, dont l’entrée de Jérémie Gnali au milieu.
À la 64e, le Congolais dépose un corner millimétré sur la tête de Cabrera, auteur de l’égalisation. Gnali signe ainsi sa deuxième passe décisive de la saison, rappelant son sens du timing et la qualité de son pied droit.
Otanga et Sakhnin tombent à Jérusalem
En Israël, Bnei Sakhnin rendait visite au Beitar Jérusalem pour la 14e journée. Mené au score, le club fait appel à Glid Otanga à la 67e minute. L’ailier tente de dynamiser l’attaque, sans parvenir à renverser la tendance.
Le revers 1-2 laisse Sakhnin dans une situation délicate, d’autant que Durel Avounou, autre international congolais de l’effectif, est toujours absent. Les raisons de cette absence n’ont pas été spécifiées par le club, qui se contente d’un laconique communiqué médical.
Otanga devra donc continuer à grappiller des minutes pour convaincre son entraîneur. Avec l’éventuel retour d’Avounou, la concurrence interne pourrait s’intensifier dans les prochaines semaines.
Backa Topola partage, Mboungou reste en tribune
En Serbie, le TSC Backa Topola accroche un 0-0 encourageant face à l’Étoile Rouge de Belgrade, leader du championnat. Cependant, Prestige Mboungou n’est pas retenu dans le groupe et suit la rencontre depuis les gradins.
Avec quatorze matches disputés, dont neuf titularisations, le latéral n’a pas encore trouvé le chemin des filets cette saison. L’absence du week-end relance les interrogations sur sa place dans la hiérarchie interne, à quelques semaines du mercato d’hiver.
Andzouana et Konyaspor balayés à Istanbul
La seizième journée de Süper Lig proposait un choc déséquilibré entre Fenerbahçe, prétendant au titre, et Konyaspor. Titulaire sur le flanc droit, Yhoan Andzouana et les siens s’inclinent lourdement 0-4, payant au prix fort chaque approximation défensive.
La dynamique négative de Konya préoccupe les supporters, mais le maintien de la confiance accordée à Andzouana souligne l’importance de son rôle. Reste à transformer cette constance en statistiques offensives pour relancer l’équipe et renforcer sa candidature en sélection.
Quel enseignement pour la sélection congolaise ?
En dépit de ces fortunes diverses, les Diables rouges peuvent se réjouir de voir plusieurs éléments gratter du temps de jeu en Europe. Le sélectionneur national dispose ainsi d’une base d’observations fraîche pour préparer les prochaines échéances internationales.
Les postes offensifs semblent les plus dynamiques, avec les éclairs de Nsana et de Gnali. En revanche, le cas Mboungou rappelle l’impératif de constance pour prétendre garder son maillot rouge. Chaque détail, du temps de jeu à la polyvalence, comptera.
Au-delà des chiffres, la discipline quotidienne et l’adaptation culturelle restent des facteurs clés pour pérenniser leur aventure européenne au long terme.
Prochain rendez-vous dès la semaine prochaine, avec l’espoir de nouveaux frissons et, pourquoi pas, un premier but de Mboungou ou une victoire de Konya. En attendant, les joueurs savourent le soutien virtuel venu de Brazzaville et de la diaspora.
