Dj Rox Ikartashi au Nouveau Casino
Le 7 mars 2026, Dj Rox Ikartashi électrisera le Nouveau Casino, mythique salle du 11e arrondissement de Paris, capable d’accueillir 380 mélomanes. L’annonce fait déjà frissonner les réseaux, tant l’artiste de Pointe-Noire semble né pour ces rendez-vous décisifs.
Programmé par Alex Soon Production, le show s’inscrit dans la lignée des passages remarqués de Roga-Roga, Paterne Maestro ou Tidiane Mario. Pour le jeune public congolais, c’est un nouveau symbole d’audace et de confiance qui s’affiche aux portes de l’Europe.
Une enfance bercée par la street culture
Né Austhy Nguetali, l’artiste grandit dans les quartiers bouillonnants de Brazzaville des années 2000, où hip-hop et rap sortent des ghettos-blasters. Danseur de rue redoutable, il absorbe les codes du breakdance avant de s’imprégner des flows francophones.
Passy de Bisso Na Bisso, MC Solaar ou Junior Vall nourrissent ses playlists d’adolescent. À force d’imiter leurs rimes dans les cours d’école, il forge un sens aigu de la rythmique, un atout qui, plus tard, guidera ses propres compositions.
Le destin bascule lorsqu’il déménage à Pointe-Noire. Dans la ville-océan, il rencontre DJs, beatmakers et chorégraphes qui l’adoptent comme petit frère. Entre deux sessions sur la plage de Loango, il apprend à mixer, chante au micro des clubs et prend le blaze Dj Rox Ikartashi.
Des hits devenus slogans générationnels
Sa voix perchée, que ses fans qualifient de « digitale », lui permet de passer du lingala au kituba et du lari au français sans faux pas. Cette agilité vocale sert Danse à la papa et Deuxième leçon (Adendaka), deux morceaux qui tournent en boucle sur TikTok.
À Pointe-Noire, les vendeurs de street-food branchent leurs baffles sur Madoda, son hymne favori. « On a reconnu notre vécu dans ses refrains », confie Mylène, étudiante en logistique. Les scènes locales se disputent alors ce nouveau « musicien du peuple ».
Très vite, ses vidéos atteignent des millions de vues cumulées. Entre chorégraphies millimétrées et punchlines humoristiques, Rox crée un univers partageable qui voyage de WhatsApp au réseau des cabines téléphoniques rurales, prolongeant le buzz bien au-delà des frontières urbaines.
Une tournée africaine format XXL
Rox refuse de se cantonner à la côte Atlantique. Dès 2021, il prend son passeport pour le Maroc, puis enchaîne Dakar, Cotonou, Lomé, Accra et Luanda. À chaque escale, il joint plateau télé matinal et club jusqu’à l’aube, tissant une fan-base pan-africaine.
Les vétérans Papa Wemba et les stars afro-pop Wizkid ou Sidiki Diabaté le cooptent, impressionnés par son énergie. « Son set, c’est un vortex », souligne un programmateur béninois. La presse spécialisée salue alors un artiste « capable de réunir trois générations autour d’un même refrain ».
La consécration tombe en 2023, lorsqu’il décroche le prix du Meilleur musicien congolais de la diaspora. Au-delà du trophée, c’est la reconnaissance d’une méthode : produire localement, exporter régionalement, puis viser les capitales mondiales sans renier les sonorités de Makélékélé ou Ngoyo.
Paris, enjeu d’une nouvelle étape
L’affiche du Nouveau Casino matérialise cette stratégie. La salle parisienne a souvent servi de tremplin à des carrières internationales, de Stromae à Burna Boy. Pour Dj Rox, réussir ici pourrait ouvrir les portes des festivals d’été européens, puis des licences discographiques majeures.
Conscient du défi, l’artiste peaufine un set mêlant afrobeat, coupé-décalé et live percussions. Des danseurs de la compagnie Brazz-Street l’accompagneront, tandis qu’un featuring avec Cedro-la-loi doit être dévoilé pour l’occasion. Les répétitions, en cours à Pointe-Noire, s’annoncent intensives.
Le management espère écouler 380 billets avant fin janvier 2026. « Le public congolais de Paris est réputé fidèle, et les Afro-descendants d’Île-de-France adorent découvrir de nouveaux sons », observe Alex Soon, confiant. Les places se réservent déjà en ligne et en boutiques africaines.
Le partenariat avec l’Institut français de Brazzaville prévoit également un programme d’éducation musicale en marge de la date parisienne. Des masterclasses virtuelles permettront à de jeunes beatmakers congolais de décortiquer en direct la construction d’un morceau, du sample initial au mix final.
Ambiance digitale et mobilisation des fans
Sur Instagram, le hashtag #RoxParis2026 cumule déjà des vidéos de challenges de danse filmées à Mfilou, Abidjan ou Montreuil. Les influenceurs congolais relaient des tutoriels pour reproduire le pas « Ikartashi Step », facilement viral grâce à son mouvement de bras semblable à une vague.
WhatsApp reste le nerf de la guerre : des groupes entiers se coordonnent pour affréter des bus depuis Rouen ou Bruxelles. Des DJ sets pré-concert seront montés autour d’artistes de la diaspora, créant un mini-festival qui devrait prolonger la fête jusqu’au petit matin parisien.
Des marques locales de boisson envisagent déjà un after officiel, preuve que l’événement dépasse la simple performance scénique.
Une invitation à écrire l’histoire
Qu’il emballe 380 ou 3 800 spectateurs demain, Dj Rox Ikartashi incarne une génération d’artistes congolais sans complexe. Son concert parisien témoigne d’un pont culturel solide entre Brazzaville et l’Hexagone. Et si cette nuit du 7 mars ouvrait, simplement, un nouveau chapitre musical congolais ?
