Niari : un atelier d’argile né dans une cour à Tsila
À Dolisie, dans le département du Niari, un talent attire les regards au quartier Tsila, dans le 2e arrondissement. Chrislin Kinguengui, 11 ans, y façonne des œuvres d’art en terre glaise, avec une application qui surprend son entourage (ACI).
Le jeune artiste, présenté comme autodidacte, s’est installé dans l’arrière-cour de la parcelle familiale. Il y a fait de cet espace un atelier d’art à ciel ouvert, où voisins et passants s’arrêtent volontiers pour observer ses mains travailler la matière (ACI).
Un jeune sculpteur autodidacte, déjà très discipliné
Chrislin Kinguengui est élève en Cours élémentaire moyen, première année (CM1). Selon le récit, il a commencé à modeler l’argile à 9 ans. Aujourd’hui, il enchaîne les créations et cherche à améliorer ses techniques au fil des jours (ACI).
Son matériel est décrit comme simple : de la terre, de l’eau, une tige de brindille et une ficelle. Avec ces outils modestes, il donne forme à des sculptures qui, dans le quartier, sont jugées “remarquables” par plusieurs personnes qui l’ont vu à l’œuvre (ACI).
Sa méthode : du dessin à la statue, sans détour
Le processus créatif de Chrislin commence par le dessin. Il prépare une esquisse avant de passer au modelage, comme il l’explique lui-même. “Avant de réaliser une statue, je dessine d’abord, après je vais le capter dans ma tête”, dit-il en montrant un croquis (ACI).
Dans la scène décrite, il présente l’esquisse d’un buste de femme. Ensuite, il rejoint son atelier de fortune pour matérialiser ce qu’il a imaginé. Cette manière de procéder, étape par étape, donne au travail une dimension très structurée (ACI).
Une vocation déclenchée par un séjour à Brazzaville
L’origine de sa passion remonterait à un séjour à Brazzaville. D’après l’Agence congolaise d’information, des émissions télévisées consacrées à l’artisanat chinois auraient déclenché chez lui une envie soudaine de créer, puis d’apprendre par lui-même (ACI).
Depuis cet épisode, il s’exerce avec détermination. Le mot revient souvent dans les témoignages : persévérance. À son âge, l’idée de progresser sans encadrement professionnel impressionne, d’autant que la matière demande patience et précision pour éviter les fissures (ACI).
À Dolisie, voisins et passants s’arrêtent, commentent, encouragent
Dans le quartier, l’admiration est décrite comme spontanée. Un voisin, cité par la source, s’étonne de la qualité des réalisations. “Un petit comme ça fait des œuvres pareils, façonne certaines choses ainsi, vraiment c’est appréciable”, confie-t-il (ACI).
Un passant insiste, lui, sur la difficulté du médium. “On sait que la terre, c’est dur, c’est difficile à travailler, mais, avec de la terre, il arrive à créer une œuvre, donc c’est vraiment à féliciter”, témoigne-t-il, saluant l’effort et la maîtrise (ACI).
Au-delà des compliments, certains appellent aussi à un soutien concret. La même voix de voisinage invite “les autorités et hommes de bonne volonté” à accompagner ce jeune talent, estimant que le potentiel mérite un coup d’accélérateur pour aller plus loin (ACI).
Un appel au soutien, avec une demande adressée au Président
Chrislin Kinguengui sollicite l’aide du Président de la République, M. Denis Sassou-N’Guesso, afin de concrétiser ses aspirations artistiques, selon la source. La démarche est présentée comme un appel respectueux pour donner un cadre plus solide à son apprentissage (ACI).
Troisième d’une fratrie de sept enfants, Chrislin et sa mère lancent aussi un appel au soutien financier. L’objectif est d’acquérir du matériel professionnel et de permettre au jeune artiste de se perfectionner, au-delà de ce que l’atelier familial peut offrir (ACI).
Sur certaines œuvres, une inscription résume son message : “Aidez-moi”. Elle vise notamment l’achat de peinture pour embellir ses créations. Dans ce geste, on lit autant la sincérité d’un enfant que la volonté d’améliorer la présentation de son travail (ACI).
Son rêve, déjà, dépasse le quartier : représenter le Congo à l’international. À Dolisie, l’histoire circule comme un signal positif sur la créativité des plus jeunes. Elle rappelle aussi l’importance des soutiens locaux pour transformer une vocation en parcours (ACI).
