Double Zénith dévoile un single confession
Réveillant les timelines dès l’aube, Double Zénith a livré ce 12 octobre son nouveau titre « Mokolo oboya nga, nga lela ». Disponible sur toutes les plateformes, le morceau ramène les « Jumeaux phénomènes » au premier plan et relance la conversation autour de leur créativité explosive.
Porté par la structure DZ Production, le single s’inscrit dans une stratégie de montée en gamme du duo, désormais bien décidé à offrir un package audio-visuel soigné et exportable. L’annonce surprend par son timing matinal, révélant un sens aigu de la captation d’attention.
Un message de résilience émotionnelle
Sous des accords de rumba moderne mâtinés d’afrobeat, « Mokolo oboya nga, nga lela » raconte la douleur silencieuse du rejet et célèbre le courage de ceux qui pleurent pour avancer. Le texte, cosigné par les deux frères, réhabilite la sensibilité masculine, souvent autocensurée.
« Nous voulions montrer qu’il est normal de flancher avant de se relever », confie l’aîné, Joël, lors d’un live Instagram improvisé. Son jumeau Jordan renchérit: « Les larmes ne sont ni faiblesse ni honte; elles débloquent l’énergie de rebond ». L’authenticité touche immédiatement.
Entre chœurs planants et percussions sèches, le refrain s’accroche aux têtes. Les auditeurs partagent déjà des vidéos TikTok où chacun mime le geste d’essuyer une larme puis d’esquisser un sourire, créant un challenge viral qui pourrait bien propulser la chanson dans les tendances régionales.
Esthétique visuelle: élégance et cohérence
La pochette officielle ose le minimalisme: costumes bleu roi, lunettes noires et posture symétrique. Aucun décor distrayant, juste l’éclat d’une lumière latérale qui sculpte les visages. Le message est clair: l’émotion est au cœur, la mise en scène sert uniquement à l’exalter.
Cette direction artistique, élaborée avec le photographe brazzavillois Elie K., s’inscrit dans la tendance « less is more » observée chez de nombreux labels afropop. Elle installe Double Zénith dans une image premium, apte à séduire des programmations internationales sans renier l’identité congolaise.
Sur scène, le duo prévoit de prolonger cette charte. Les répétitions, filmées en stories, laissent entrevoir un jeu de lumières bleu nuit ponctué de touches orangées, couleur symbolisant l’espoir. Les danseurs porteront des gants blancs pour accentuer la gestuelle des mains, vecteur du récit.
Stratégie de lancement 100% digitale
En choisissant de publier à 6 h précises, DZ Production vise les navetteurs consultent leur téléphone dans les bus et taxis. L’heure coïncide également avec les pics d’audience de la diaspora en Europe, garantissant un démarrage simultané sur plusieurs fuseaux, paramètre crucial pour les algorithmes.
Une semaine avant la sortie, la maison a distillé courts extraits audio, GIF aux paroles-clés et filtres Instagram bleutés. Chaque contenu renvoyait à un QR code unique, cumulant plus de 15 000 scans selon les chiffres internes. L’approche conversationnelle a maintenu les fans en alerte permanente.
Le clip, encore secret, est annoncé pour la fin du mois. Entre-temps, un visualiser YouTube présente des animations épurées inspirées de l’affiche, histoire de nourrir l’algorithme et d’engranger des vues. Le morceau a déjà franchi la barre des 50 000 streams en vingt-quatre heures.
Vers un projet plus ambitieux?
À peine le single lancé, les rumeurs d’un EP courent. Des insiders affirment que cinq titres seraient déjà enregistrés dans un studio de Pointe-Noire avec le beatmaker camerounais Philjohn. Aucune confirmation officielle, mais les deux frères multiplient les clins d’œil lors de leurs directs.
Si projet il y a, il pourrait prendre la forme d’un mini-album conceptuel retraçant différents stades de la guérison émotionnelle: choc, noirceur, acceptation, renaissance. La perspective réjouit les fans de storytelling musical, discipline où Double Zénith excelle depuis Na komi na motema.
Interrogé sur une éventuelle tournée sous-régionale, leur manager Éric Massamba reste prudent mais enthousiaste. « Nous étudions les options au Gabon, en Côte d’Ivoire et au Togo. L’accueil digital du single guidera nos choix logistiques », explique-t-il, évoquant une première fenêtre dès février prochain.
Les analystes voient dans cette possible expansion la traduction concrète de l’ambition présidentielle exprimée lors du Fespam 2023 : faire rayonner les talents nationaux sur les scènes africaines. Double Zénith, soutenu par des partenaires privés, illustre parfaitement cette dynamique positive, mêlant professionnalisation et fierté culturelle.
En attendant ces développements, « Mokolo oboya nga, nga lela » s’installe dans les playlists et confirme la capacité du duo à émouvoir tout en faisant danser. Une preuve supplémentaire que la musique congolaise continue d’innover, portée par des artistes qui savent unir tradition et modernité.
Réactions du public et critiques
Sur Twitter, le hashtag #NgaLela cumule déjà plus de 4 000 mentions. Les étudiants de Marien-Ngouabi saluent une « bande-son parfaite pour survivre aux partiels ». Des animateurs radio de Pointe-Noire promettent de « mettre le titre en rotation lourde dès ce week-end ».
Côté critique, le journaliste culturel Guyson Mayema voit dans le morceau « un pas audacieux vers une rumba introspective, tendance rare depuis la vague coupé-décalé ». Il estime que cette sincérité, alliée à une production léchée, pourrait ouvrir au duo les portes des playlists panafricaines.
