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    Accueil»Politique»Fauteuils présidentiels africains : plus endurants qu’un baobab
    Politique

    Fauteuils présidentiels africains : plus endurants qu’un baobab

    By Léandre Mbemba1 juillet 20256 Mins à lire
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    Le temps politique africain entre stabilité et mutations

    Dans une partie significative du continent africain, le calendrier politique semble obéir à un métronomique ralenti. Alors que la moyenne mondiale de rotation présidentielle avoisine la dizaine d’années, certains États d’Afrique centrale et orientale connaissent des chefs d’État installés depuis plus de quatre décennies. Cette constance rappelle, dans l’imaginaire collectif, la force tranquille d’un baobab, arbre qu’aucun vent soudain ne saurait déraciner. Teodoro Obiang Nguema, maître de Malabo depuis 1979, Paul Biya à Yaoundé depuis 1982 ou encore Yoweri Museveni à Kampala depuis 1986 composent une génération de dirigeants pour lesquels la notion de court terme se mesure en lustres et non en mandats.

    Le phénomène n’est pas entièrement inédit dans l’histoire politique mondiale, mais il atteint sur le continent une intensité singulière. Les Constitutions, souvent remaniées, ont transformé les limites d’âge ou de mandats en variables d’ajustement, permettant une continuité institutionnelle présentée officiellement comme garante de la paix civile et de la stabilité économique. Les observateurs internationaux y voient une rationalité propre aux systèmes politiques post-indépendance, marqués par la nécessité de consolider des États-nations parfois jeunes et aux frontières héritées de la colonisation (International Crisis Group, 2022).

    La constance du leadership en Afrique centrale

    Au cœur de l’Afrique centrale, la longévité présidentielle se lit comme un manuel de résilience stratégique. En République du Congo, le président Denis Sassou Nguesso cumule, avec ses deux passages au sommet de l’État, plus de quarante ans de présence à la magistrature suprême. Ses partisans mettent en avant la pacification du Pool, les chantiers d’infrastructures et la diplomatie énergétique qui renforcent la visibilité de Brazzaville sur la scène internationale. Dans la même sous-région, le Camerounais Paul Biya, nonagénaire discret, incarne une continuité singulière face à des défis sécuritaires, de la crise anglophone à la menace de Boko Haram.

    Cette permanence du leadership repose sur des coalitions politiques habilement entretenues, des partis dominants solidement implantés et une gestion experte des équilibres ethniques. « La stabilité relative obtenue dans plusieurs capitales d’Afrique centrale est souvent perçue par leurs populations comme un moindre mal face au spectre d’une instabilité régionale », explique la politologue congolaise Pierrette Massoukou (Université Marien-Ngouabi). Les urnes, lorsqu’elles sont convoquées, confirment régulièrement cette équation, à l’instar des réélections d’Ismaïl Omar Guelleh à Djibouti ou d’Isaias Afewerki en Érythrée.

    Entre héritage institutionnel et attentes générationnelles

    Le socle légal autorisant ces trajectoires longues s’est souvent construit par amendements successifs. L’abrogation des plafonds d’âge en Ouganda ou l’élargissement des mandats présidentiels au Rwanda illustrent des révisions constitutionnelles présentées comme adaptées à la « marche du développement ». Toutefois, ces ajustements juridiques se heurtent de plus en plus au dynamisme d’une jeunesse urbaine, connectée et exigeante. Au Congo-Brazzaville, près de 60 % de la population a moins de 25 ans. Pour cette génération, la perception du temps politique diffère radicalement : l’instantanéité des réseaux sociaux contraste avec la temporalité institutionnelle.

    « Nos parents ont connu des alternances tumultueuses, nous avons grandi dans un environnement apaisé ; mais nous souhaitons maintenant devenir acteurs et non simples spectateurs », témoigne Mélanie Ngakosso, entrepreneure de 28 ans à Pointe-Noire. Ses propos traduisent un désir de participation accrue, de redevabilité publique et d’opportunités économiques qui ne se limite plus à la simple distribution de dividendes de paix.

    L’économie nationale face à la temporalité présidentielle

    Les économistes soulignent qu’un long magistère offre une visibilité intéressante pour les investisseurs à la recherche de prévisibilité réglementaire. Au Congo, l’exploitation pétrolière et la diversification vers le gaz naturel se sont appuyées sur la stabilité des orientations stratégiques impulsées depuis la présidence. La Banque africaine de développement relève que la croissance, bien que cyclique, s’est accompagnée de programmes d’infrastructures routières et énergétiques susceptibles de transformer la structure économique du pays à moyen terme.

    Néanmoins, la durabilité politique pose le défi de l’inclusion. Le Fonds monétaire international rappelle que la stabilité n’est économiquement féconde que lorsqu’elle se traduit par un élargissement de la base productive et une réduction des inégalités. Dans cette optique, le gouvernement congolais a lancé l’initiative « Jeunesse, numérique et green tech » visant à stimuler l’emploi des jeunes diplômés dans les secteurs d’avenir. La corrélation entre longévité institutionnelle et dynamisme macro-économique devient ainsi un indicateur précieux observé par les analystes.

    Perceptions de la jeunesse congolaise sur la longévité au pouvoir

    Les campus de Brazzaville et de Kintele bruissent de débats sur l’utilité d’une expérience institutionnelle prolongée. Certains étudiants louent la « mémoire d’État » accumulée par des dirigeants de longue date, gage selon eux de continuité diplomatique et de crédibilité dans les négociations internationales. D’autres pointent le risque d’essoufflement idéologique et appellent à une modernisation des méthodes de gouvernance. L’organisation non gouvernementale Génération Forum 2030 note, dans une enquête récente, que 72 % des jeunes interrogés souhaitent voir davantage de représentants de moins de 40 ans dans les instances décisionnelles nationales.

    Sur les réseaux sociaux, cette ambivalence se décline en hashtags oscillant entre respect pour les « pères de la nation » et revendication d’alternance. Le pouvoir en place multiplie de son côté les programmes d’incubation, les consultations citoyennes et les forums jeunesse afin de canaliser cette énergie vers des projets constructifs et de renforcer un pacte intergénérationnel présenté comme la prochaine étape du développement national.

    Vers un nouveau contrat social

    À l’heure où s’esquissent de nouvelles transitions énergétiques et numériques, la question de la longévité présidentielle appelle moins un jugement de valeur qu’une réflexion sur l’efficacité des institutions. En conjuguant stabilité politique, réformes inclusives et responsabilisation citoyenne, nombre de pays africains pourront transformer la durée en atout stratégique. Le Congo-Brazzaville, fort d’une trajectoire désormais inscrite dans la mémoire collective, dispose d’un capital d’expériences unique pour façonner un modèle où la continuité sert de tremplin à l’innovation.

    Le défi consiste dès lors à traduire la sagesse accumulée au sommet de l’État en opportunités concrètes pour la majorité jeune. Si les baobabs demeurent des repères majestueux dans le paysage africain, les jeunes pousses qui percent le sol fertile aspirent à grandir à l’ombre protectrice, mais non étouffante, de ces géants. L’histoire immédiate offre aux sociétés d’Afrique centrale la possibilité d’écrire un nouveau chapitre où la longévité politique rime avec prospérité partagée et gouvernance renouvelée.

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