Brazzaville : la CNTR échange avec l’ONU sur ses priorités
Le 12 janvier à Brazzaville, le président de la Commission nationale de transparence et de responsabilité à la gestion des finances publiques (CNTR), Alphonse Mana Fouafoua, a expliqué que des institutions comme les Nations Unies pourraient aider à compléter les moyens disponibles pour accomplir les missions prévues par la loi.
Face au Coordonnateur des Nations Unies au Congo, Abdourahamane Diallo, Alphonse Mana Fouafoua a mis l’accent sur une réalité de terrain : les ressources financières mobilisées restent limitées, au regard des attentes liées à la mise en œuvre du cadre de transparence dans les administrations publiques.
Ressources et expertise : un besoin exprimé sans détour
« Les moyens financiers dont nous disposons sont faibles, ils ne sont pas suffisants. Nous avons besoin d’experts pour remplir nos cinq missions qui sont dans le code de transparence », a déclaré Alphonse Mana Fouafoua lors de la rencontre avec le Coordonnateur des Nations Unies au Congo.
Selon le président de la CNTR, l’une des missions clés consiste à aller vers les administrations, leur présenter le contenu de la loi, puis travailler avec elles pour favoriser son application effective dans les services publics. L’objectif affiché est une démarche pratique, au plus près des structures concernées.
Plan stratégique 2025-2039 : la CNTR affiche sa trajectoire
Durant la réunion, le président de la CNTR a également présenté le plan stratégique 2025-2039. Ce document fixe une vision de long terme et décrit l’ambition de structurer l’action de l’institution autour de priorités clairement identifiées.
« Ce plan est structuré autour de deux axes fondamentaux : le positionnement de la Cntr comme institution nationale de référence en matière de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques à l’horizon 2029 », a-t-il indiqué, en précisant l’orientation générale de la feuille de route.
Le second axe annoncé vise « le renforcement et l’amélioration du cadre de transparence et de responsabilité au sein des administrations publiques à l’échelle nationale ». Une formulation qui renvoie à une volonté de consolider les pratiques et les procédures, en cohérence avec les textes encadrant la gestion publique.
Coopération 2020-2026 : l’ONU dit être en phase avec la CNTR
De son côté, Abdourahamane Diallo a fait savoir qu’il a assuré la CNTR que le système des Nations Unies est en phase avec les missions que l’institution a l’obligation d’accomplir. Dans son propos, il a insisté sur l’importance de la transparence et de la gestion des ressources financières publiques.
« Nous l’avons rassuré et rappelé que le système des Nations Unies, est actuellement, engagé, dans le cadre de la coopération 2020-2026, a inscrit le pilier numéro la gouvernance aux côtés de l’éducation, la santé, la diversification économique », a-t-il expliqué, en situant l’échange dans un cadre plus large.
Selon Abdourahamane Diallo, la problématique de la transparence s’inscrit dans ce pilier gouvernance. Il a ajouté que, sous le leadership d’une agence du système des Nations Unies, notamment le PNUD, un accompagnement a été apporté pour aider la CNTR à élaborer son plan d’action 2025-2029.
Une institution créée en 2019, axée sur la bonne gouvernance
Créée en 2019, la CNTR est présentée comme une institution qui contribue à la promotion de la bonne gouvernance des finances publiques en République du Congo. L’échange avec l’ONU met en lumière une volonté de consolider ses capacités, afin de mieux porter ses missions sur le terrain.
Au-delà des documents stratégiques, l’enjeu évoqué par la CNTR reste très concret : disposer de moyens et d’expertise pour dialoguer avec les administrations, encourager l’application des règles de transparence et ancrer des réflexes de responsabilité dans la gestion publique.
