Appel à l’unité du handball congolais
Sous les lampions du studio de la Radio nationale, Linda Ebendé-Ombroazine Noumazalaï, fraîchement élue à la tête de la Fédération congolaise de handball, a lancé un vibrant appel à l’unité, rappelant que le sport « doit rester un pont, jamais un mur ».
Pour la présidente, le handball congolais ne pourra franchir un palier qu’en dépassant les intérêts de clocher. Elle invite dirigeants, entraîneurs, arbitres et supporters à « marcher ensemble, main dans la main », afin de rendre la discipline plus compétitive et attractive, localement comme à l’international.
Feuille de route 2024-2025 de la Fecohand
Au micro, elle a esquissé le calendrier 2024-2025, misant sur le renforcement des championnats nationaux, la formation d’entraîneurs de proximité et la création d’un circuit junior permanent, autant de leviers destinés à alimenter les sélections nationales dès la base.
Cette feuille de route comprend également la relance des tournois inter-écoles et la modernisation des infrastructures existantes. « Nous voulons que chaque salle devienne un lieu de fête populaire, où les familles viennent encourager nos athlètes », insiste-t-elle, confiante dans l’appui des autorités sportives.
Respect des statuts et compétitions non reconnues
Consciente des crispations récentes dans les ligues, la dirigeante rappelle la primauté des statuts de la Fecohand et du Code du sport. Elle prévient que toute compétition organisée sans aval fédéral expose ses promoteurs à des amendes pouvant atteindre 1,5 million de francs CFA.
Cette disposition, déjà appliquée ailleurs, s’accompagnera, si nécessaire, du retrait d’affiliation des clubs récalcitrants. « Les textes ne sont pas des menaces, mais des garde-fous pour protéger l’équité sportive », souligne-t-elle, convaincue que la clarté réglementaire apaisera durablement le milieu.
Réseaux sociaux : préserver l’image du sport
La présidente déplore par ailleurs la multiplication de publications qu’elle juge diffamatoires à son encontre et à celle de la Fédération. Selon elle, ces rumeurs déstabilisent les sélections et brouillent l’image d’un handball pourtant porteur de fierté nationale.
Objectif CAN Rwanda : participation assurée
Au cœur de l’actualité, la 7e Coupe d’Afrique des Nations prévue du 21 au 31 janvier au Rwanda. Après un entretien avec le ministre des Sports, Hugues Ngouolondélé, Linda Ebendé-Ombroazine assure que la participation congolaise est désormais actée.
Le ministère s’est engagé à couvrir les frais logistiques et la prise en charge médicale des athlètes. « Notre drapeau flottera à Kigali », se réjouit-elle, en rappelant que des années d’absence sur la scène continentale ont freiné la progression des effectifs.
Repérage des talents de la diaspora congolaise
Pour étoffer le groupe, un programme de détection a été lancé auprès de la diaspora, notamment en France où évoluent plusieurs arrières et gardiens binationaux. Des émissaires sillonnent les championnats régionaux afin de repérer les profils qui pourraient renforcer les Diables Rouges.
Les joueurs pressentis bénéficieront d’un billet d’avion et d’une assurance fédérale. « Ils apporteront leur expérience des joutes européennes, tout en renouant avec leurs racines », détaille la présidente, persuadée que la mixité des parcours enrichira le style de jeu congolais.
Stage intensif des Diables Rouges locaux
Sur le parquet du gymnase Nicole Oba de Talangaï, un stage intensif a débuté le 27 novembre pour les talents du championnat local. L’entraîneur national, Serge Guy Rock Okomo, a convoqué 18 joueurs pour un cycle axé sur le rythme défensif.
Entre séances vidéo et ateliers physiques, le staff insiste sur la discipline tactique. « Nous voulons une équipe capable de défendre en 6-0 comme en 5-1 sans perdre de lucidité offensive », précise Okomo, satisfait de l’implication des participants.
Absences, rappel au devoir national
Quatorze athlètes seulement se sont présentés, quatre ayant décliné l’invitation. La Fédération juge cette non-comparution comme un boycott et envisage des sanctions graduées. « Porter le maillot national est un honneur, pas un choix à la carte », rappelle la dirigeante.
Bilans internationaux récents et perspectives
Les récents tournois célébrant le cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Angola ont apporté des motifs d’espoir. Les Diables Rouges dames ont glané une prestigieuse deuxième place, confirmant la montée en puissance d’un collectif rajeuni.
Chez les hommes, l’équipe n’a pu faire le déplacement, faute de moyens financiers disponibles. La Fecohand regrette cette absence, convaincue que la compétition aurait servi de rampe de lancement avant la prochaine CAN.
Linda Ebendé-Ombroazine conclut sur une note d’optimisme : « Si nous restons soudés, les victoires sportives suivront ». Entre unité retrouvée, encadrement renforcé et appui institutionnel, le handball congolais espère se redessiner un avenir lumineux sur les parquets africains.
