Journée mondiale sida : AGL Congo passe à l’action
Le 1er décembre 2025, date symbolique de la Journée mondiale de lutte contre le sida, les couloirs des sites administratifs et opérationnels d’Africa Global Logistics Congo ont pris des airs de forum santé. Banderoles rouges, stands d’information et badges « Testé » ont rythmé la journée.
L’entreprise a mobilisé 24 pairs éducateurs, collaborateurs formés à la prévention sanitaire, pour discuter sans détour du VIH, de son traitement et du dépistage. Leur mission : parler le même langage que leurs collègues, lever les peurs et transformer une pause café en mini atelier santé.
Des pairs éducateurs au cœur de la prévention
Selon la direction, plus de 600 salariés ont été touchés sur une seule journée grâce à des rotations programmées entre les bureaux, les ateliers et les quais. Chaque groupe disposait de quinze minutes d’échanges, suivies d’une invitation à se faire dépister de manière anonyme.
Le docteur Eléazar Céleste Massamba, médecin conseil, salue l’initiative. « La lutte contre le sida implique de briser les tabous. Lorsque le message vient d’un collègue, il parle au cœur et non seulement à l’esprit », affirme-t-il, convaincu de l’impact des échanges horizontaux.
Du côté des ressources humaines, Paris Bidjang rappelle que « nos collaborateurs sont notre première richesse ». Priorité a donc été donnée à la santé et la sécurité, avec un calendrier régulier de sensibilisation aux maladies courantes et à l’hygiène de vie, toujours pendant les heures de service.
600 collaborateurs sensibilisés en temps record
Pour les pairs éducateurs, la journée a débuté par un briefing matinal durant lequel kits pédagogiques, rubans rouges et brochures ont été remis. Chacun a pu réviser les fondamentaux : modes de transmission, bienfaits du traitement antirétroviral, importance de la fidélité et de l’usage correct du préservatif.
Sur le terrain, les modules d’échanges se voulaient interactifs. Questions anonymes glissées dans une boîte, quizz rapides sur les fausses croyances, démonstration d’autotests : tout était conçu pour désinhiber la parole et rappeler que la connaissance demeure la première barrière face au virus.
En multipliant les rappels sur le traitement, les animateurs ont insisté sur le message suivant : vivre avec le VIH n’empêche pas de travailler, d’aimer et de fonder une famille, à condition de connaître son statut et d’observer une prise régulière des médicaments prescrits.
Des paroles qui rassurent et motivent
Le chiffre de 600 personnes sensibilisées peut sembler modeste, mais, dans les couloirs, nombreux sont ceux qui confient avoir relayé l’information en famille dès la pause-déjeuner, décuplant ainsi la portée de l’opération. L’effet domino constitue l’un des atouts majeurs du dispositif de pair-à-pair.
AGL Congo ne limite pas son intervention à ses sites. L’entreprise soutient régulièrement des sessions de dépistage volontaire et anonyme dans les collèges et lycées publics, en partenariat avec des ONG locales. L’objectif : toucher les jeunes avant l’entrée dans la vie active.
Dépistage volontaire dans les lycées congolais
Dans les établissements scolaires, les pairs éducateurs adaptent leur discours : rap, jeux de rôle, challenges TikTok. Le format, plus ludique, répond aux codes des adolescents et contribue à normaliser la conversation sur le VIH, loin des tonalités moralisatrices.
Les ONG partenaires voient dans cette alliance public-privé une dynamique gagnante. Elles bénéficient d’une logistique et d’un relais financier tandis qu’AGL Congo renforce son ancrage communautaire. Résultat : davantage de tests, plus de données et une meilleure orientation vers les structures de prise en charge.
Un programme reconduit et mesuré chaque année
Chaque année, la société reconduit son programme VIH autour d’un triptyque clair : formation, animation, dépistage. Les pairs éducateurs suivent des remises à niveau pour intégrer les éventuelles mises à jour protocolaires et perfectionner leurs techniques d’animation.
En interne, les équipes de santé au travail suivent les indicateurs : taux de participation, nombre de tests réalisés, retours d’expérience. Les rapports sont partagés avec la direction qui, sur la base des données, décide des ajustements ou de l’extension du programme à de nouveaux sites.
Une démarche qui inspire le secteur privé
Le modèle fait école : plusieurs entreprises voisines envisagent de former à leur tour des équipes de pairs, voyant dans l’initiative d’AGL Congo une démarche à la fois humaniste et rentable. Un salarié en bonne santé, rappelons-le, reste plus productif et plus engagé.
Au terme de cette journée intense, AGL Congo dresse un bilan positif : de nouveaux volontaires souhaitent rejoindre le réseau de pairs, et une deuxième campagne pourrait être programmée avant la fin de l’année. La lutte contre le VIH, ici, continue pas à pas, ensemble.
Vers une culture santé globale et durable
Pour le management, la stratégie santé s’inscrit dans la politique RSE plus large de l’entreprise, qui inclut également la sécurité routière et la protection de l’environnement. L’idée : construire un écosystème où bien-être des employés rime avec performance et valeur partagée.
Les pairs éducateurs, désormais reconnus comme relais incontournables, envisagent d’étendre leur action à d’autres problématiques telles que le paludisme ou l’hypertension, renforçant ainsi une culture santé globale au sein des équipes. La mobilisation du 1er décembre n’était qu’un début.
