Théâtre « Black label Brazza » ouvre le bal
Le rideau s’ouvre vendredi dès 18 heures à l’Institut français du Congo, avenue de Gaulle. La troupe « Black label Brazza » y joue sa nouvelle création, un spectacle mêlant comédie, slam et art visuel. L’entrée est gratuite, histoire d’attirer un public varié et curieux.
« Nous voulons parler de la jeunesse brazzavilloise avec humour et poésie », confie le metteur en scène Junior Oba avant la générale. Selon lui, la pièce explore les micro-rivalités de quartier et le rêve d’ascension, le tout sur une bande-son inspirée du ndombolo.
Salsa et karaoké mettent le feu au centre-ville
À quelques rues, Africafé fait vibrer les hanches vendredi à partir de 18 h 30. Les professeurs de la Casa de la Salsa initient gratuitement les débutants, avant que les habitués ne se lâchent sur des classiques de Marc Anthony ou Gente de Zona.
Si vous préférez pousser la note, le Miam restaurant dégaine son micro à 19 h 30. Les paroles défilent sur écran géant, les smartphones filment chaque performance et le jury du public sacre la voix la plus originale. Ici, pas de fausses notes, juste beaucoup d’autodérision.
Le patron, Armand Ngassi, mise sur l’esprit family-friendly : « Même les enfants prennent le micro, ça crée des souvenirs instantanés », assure-t-il. En parallèle, la cuisine propose brochettes de barracuda ou bokits végés pour tenir la soirée jusqu’aux premières heures.
Lema en live gratuit au Palais des congrès
Samedi, dès 16 h 30, le Palais des congrès déroulera le tapis rouge au chanteur Lema, star du makossa congolais. Son dernier single, « Bana », cumule déjà un million de vues, de quoi promettre une foule de danseurs enthousiastes sous la grande rotonde.
L’artiste annonce un show « 100 % live » avec section cuivre, danseuses et effets pyrotechniques. Les organisateurs rappellent que l’entrée reste libre, un effort salué par l’association Jeunesse en Mouvement, convaincue que « la culture doit être accessible à tous les budgets ».
Pour fluidifier l’accueil, la billetterie propose déjà un e-ticket gratuit sur les réseaux sociaux de l’événement. Les spectateurs gagneront ainsi du temps au contrôle sanitaire, toujours en vigueur lors des rassemblements majeurs de la capitale.
Canal Olympia, destination blockbuster et manga
Le même week-end, Canal Olympia Poto-Poto aligne six séances quotidiennes. Le blockbuster « Indomptable », drame sportif très attendu, occupera l’affiche en version française à 16 h 45 et 19 h 45. Les fauteuils club inclinables promettent un confort qui séduit de plus en plus de cinéphiles.
Samedi à 13 h 30, le public ado prendra d’assaut la salle pour le film d’animation « Demon Slayer ». Les billets affichent 2 500 FCFA pour les adultes et 1 000 FCFA pour les enfants, une politique tarifaire pensée pour les sorties familiales de quartier.
Dimanche soir, séance unique de « Une bataille après l’autre » en version originale sous-titrée. Le gérant, François Zinga, insiste sur le soin porté au son Dolby Atmos : « Les batailles médiévales résonneront comme si vous étiez au cœur du champ ». Pop-corn local garanti.
RIAC 2025 : grand final aux Ateliers Sahm
Dimanche, les Ateliers Sahm boucleront la Résidence Internationale des Arts Contemporains 2025. Vingt créateurs issus de huit pays y exposent leurs œuvres hybrides mêlant peinture, vidéo et installation. En clôture, une performance collective abordera le thème de l’urbanité africaine face aux défis climatiques.
La fondatrice, l’artiste Bill Kouélany, salue la vitalité de la scène locale : « Brazzaville a soif d’art expérimental et le prouve chaque année ». À 16 h 30, un débat ouvert au public reviendra sur l’accessibilité des ateliers aux jeunes des quartiers périphériques.
Dimanche coloré à l’Hippocampe
Envie de calmer le tempo ? Le restaurant Hippocampe propose, de 14 heures à 18 heures, un atelier peinture « Dimanche coloré ». Tout le matériel est fourni et un coach guide les participants dans la réalisation d’une toile inspirée de la faune aquatique du fleuve Congo.
L’inscription coûte 10 000 FCFA, hors consommation. La responsable, Clarisse Mabiala, explique que « l’objectif est de démocratiser une activité souvent jugée élitiste, tout en créant des souvenirs instagrammables ». Les œuvres pourront être emportées ou exposées sur place le temps d’un vernissage improvisé.
Infos pratiques pour profiter sans stress
Pour tous ces rendez-vous, il est conseillé d’arriver quinze minutes en avance afin d’éviter les files et de se conformer aux contrôles sanitaires. Les masques restent recommandés en espace clos et du gel hydroalcoolique est disponible aux entrées des principaux sites culturels.
Les organisateurs encouragent le paiement sans contact, que ce soit par Mobile Money ou par carte, pour fluidifier les transactions et limiter la manipulation d’espèces. Les plus connectés peuvent suivre le hashtag #BrazzaWeekend sur Instagram pour partager stories, playlists et bons plans transport.
Brazzaville vibre tout le week-end
Entre théâtre engagé, salsa flamboyante, grand écran et création contemporaine, Brazzaville vivra une parenthèse culturelle dense. L’accès majoritairement gratuit prouve la volonté des acteurs locaux de soutenir la scène artistique et de fédérer une jeunesse avide de moments positifs après une rentrée chargée.
Alors que les nuits commencent à se rafraîchir, ces rendez-vous offrent une formidable occasion de se réchauffer au rythme des projecteurs, des grooves et des pinceaux. Le mot d’ordre est simple : sortez, vibrez et partagez l’énergie unique de la capitale.
