Auteur/autrice : Lucien Mabiala

La montée en puissance du numérique éducatif Dans une salle climatisée du Centre international de conférences de Brazzaville, l’écran géant raconte déjà l’avenir : saisie informatisée des notes, authentification instantanée des copies, transmission sécurisée des relevés. Le séminaire de renforcement des capacités, organisé le 8 juillet par le ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, s’est ouvert sur une évidence : l’édition 2025 du Brevet d’études du premier cycle se jouera aussi sur des claviers. « Le numérique n’est plus un luxe pédagogique, c’est un impératif de crédibilité », a résumé un responsable de la direction des examens…

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Un second souffle pour l’AAET Au cœur d’une salle comble dans un quartier animé de Brazzaville, les acclamations ont précédé le verdict. À l’issue d’une assemblée élective sans candidature concurrente, le colonel-major Rémy Ayayos Ikounga a été reconduit par un vote unanime à la présidence de l’Association des Anciens Enfants de Troupe. Le geste, plus que cérémoniel, marque la continuité d’un leadership qui s’est imposé comme un socle de stabilité au sein de cette organisation plus que cinquantenaire. Pour les jeunes adultes présents, le scrutin a offert une scène d’apprentissage démocratique où la loyauté n’écarte pas l’esprit critique, mais l’encadre.…

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Un lancement littéraire au cœur de Brazzaville Sous la grande verrière d’un centre culturel du centre-ville, la capitale congolaise a accueilli une cérémonie où la solennité le disputait à la ferveur. Césaire Baltazar Obambi, commandant de la police nationale mais aussi prédicateur, y a présenté son tout premier recueil, “Des mots, de l’amour et des larmes”, publié aux éditions L’Harmattan Congo. La date du 5 juin restera pour lui celle d’un passage de l’ombre à la lumière éditoriale : « Le verbe avait besoin d’une maison, le livre la lui offre », a-t-il confié devant un auditoire mêlant étudiants, universitaires…

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L’héritage d’un quartier devenu matrice citoyenne Né dans les artères animées du cinquième arrondissement de Brazzaville, le quartier Ouenzé cultive une tradition de solidarité qui a longtemps transcendé les frontières géographiques. Depuis deux décennies, l’Association Ouenzé Intendance – formée d’anciens riverains établis au Congo comme dans la diaspora – s’est imposée comme un trait d’union entre mémoire collective et engagement civique. La structure, rappelons-le, fut particulièrement visible durant l’élan humanitaire de 2012, lorsque les explosions du 4 mars mirent à l’épreuve l’unité nationale. Cet ancrage historique confère aujourd’hui à l’organisation une légitimité singulière aux yeux d’une jeunesse avide de repères,…

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Un scrutin symbolique pour la communauté congolaise de France Sous le plafond lumineux de la salle polyvalente de Colombes, à quelques encablures de la Défense, une centaine de membres de l’Association Ouenzé Intendance ont levé la main, ce samedi 5 juillet, pour élire leur président. Le geste, en apparence modeste, résonne pourtant comme un manifeste : la diaspora congolaise s’organise, débat et se donne des orientations. Au terme d’un vote serré – 53 % contre 47 % – Roch Le Prince Okouele a devancé son concurrent Maurille Okilassali, incarnant ainsi le choix d’un renouvellement prudent, mais assumé. Pour nombre d’adhérents,…

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Un carrefour géographique stratégique en Afrique centrale À la croisée de cinq frontières, le Congo-Brazzaville occupe un couloir névralgique entre le golfe de Guinée et l’hinterland sahélien. Sa silhouette de 342 000 km² épouse le cours majestueux du fleuve Congo, seconde artère fluviale d’Afrique par la longueur et première par la profondeur. Ce ruban aquatique, dont le bouillonnement peut atteindre 220 000 m³ par seconde en crue, sculpte la moitié orientale du territoire et fournit un axe logistique majeur pour le cabotage intérieur. Cette géographie, longtemps perçue comme un obstacle naturel, s’est muée en avantage comparatif dans les échanges régionaux.…

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Un carrefour culturel aux portes de Paris À l’ombre verdoyante de l’esplanade du Mont-Valérien, la Guinguette africaine de Suresnes signe son grand retour estival. Depuis le 5 juillet, et jusqu’au 24 août, chaque samedi et dimanche — hormis le week-end du 12 juillet — l’ancien Centre de loisirs des Landes se métamorphose en piste de danse qui convoque les ambiances des deux rives du fleuve Congo. Sous le regard bienveillant du maire Guillaume Boudy, qui a donné le coup d’envoi officiel, la manifestation offre un espace gratuit où se mêlent familles, étudiants, touristes et membres de la diaspora, tous unis…

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Un héritage ferroviaire toujours vivant dans l’imaginaire congolais Lorsqu’un train s’élance aujourd’hui du plateau des Cataractes vers les côtes atlantiques, il traverse bien plus qu’un territoire : il s’invite dans la mémoire collective. Le chemin de fer Congo-Océan, achevé en 1934, a d’abord été voulu par l’administration coloniale pour relier Brazzaville, verrou fluvial, au port naturel de Pointe-Noire. Histoire TV en propose une relecture nuancée à travers le regard de la réalisatrice française Catherine Bernstein, qui place les images d’archives aux côtés de témoignages d’historiens congolais et de descendants d’ouvriers. Pour les jeunes adultes, habitués aux trajets routiers ou aériens,…

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Pointe-Noire se prépare à célébrer la génération Bac 2024 Au cœur de l’effervescence côtière, Pointe-Noire s’apprête à vivre un moment singulier du 4 au 8 août : le quatrième Gala des bacheliers, porté par l’agence Kima Events avec l’appui de plusieurs partenaires institutionnels et privés. Cette manifestation, désormais inscrite dans le calendrier académique national, répond à une préoccupation partagée par les autorités, les familles et les entreprises : faciliter la transition des jeunes diplômés vers des horizons professionnels à la hauteur de leurs ambitions. Un concept né de l’urgence de relier école et monde du travail Depuis son lancement en…

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Un atelier brazzavillois au service de l’équité médiatique Dans la touffeur d’un après-midi brazzavillois, le 4 juillet, les murs de la Maison des Nations unies ont résonné d’un engagement inédit : celui des journalistes du secteur public comme du privé à faire de l’égalité genre un axe cardinal de leur ligne éditoriale. Après cinq journées d’échanges intensifs, ponctués d’études de cas, de projections et de mises en situation, la trentaine de participants a endossé un serment professionnel visant à « relayer de manière responsable et inclusive les messages et les valeurs défendus ». La formation, portée par le Fonds des…

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