Auteur/autrice : Makaya Mabiala
Une folle accélération des ambitions gazières égyptiennes Le gouvernement égyptien, par la voix du Premier ministre Mostafa Madbouly, vient d’annoncer qu’il portera sa capacité d’importation de gaz naturel liquéfié à 2 250 millions de pieds cubes par jour au début du mois de juillet 2025. Le chiffre, aride à première lecture, représente néanmoins un bond de 125 % par rapport à l’année précédente. Sous un soleil de plomb, Madbouly a inspecté la nouvelle unité flottante de regazéification amarrée dans le port d’Aïn Sokhna, rappelant que « l’autonomie énergétique n’est pas un luxe mais un impératif de souveraineté ». Concrètement, cette…
Un pic d’IDE qui réveille la presse économique panafricaine Onze virgule sept milliards de rands, soit quelque 661,5 millions de dollars à la conversion officielle du Trésor sud-africain : le chiffre publié le 26 juin par la Banque de réserve sud-africaine (SARB, 26 juin 2025) rappelle que la première puissance industrielle d’Afrique conserve une force d’attraction certaine. Le volume, inédit depuis le deuxième trimestre 2024, survient après un dernier trimestre 2024 atone, limité à 7,5 milliards de rands. Dans un contexte où la nation arc-en-ciel est davantage citée pour ses délestages électriques que pour la vitalité de son climat d’affaires,…
Bras de fer budgétaire entre centres urbains et pouvoir central Dans un amphithéâtre feutré du ministère de l’intérieur, les mots « autonomie financière » ont résonné comme un leitmotiv. Brazzaville et Pointe-Noire, poumons économiques du pays, peinent encore à répondre seules aux besoins élémentaires de leurs 4,5 millions d’habitants. Selon les chiffres consolidés par le Trésor public, près de 80 % des budgets municipaux proviennent toujours de subventions de l’État. Cette dépendance, héritée de décennies de centralisation, maintient les mairies dans un état de quasi-tutelle administrative, limitant leur marge de manœuvre pour investir dans les transports urbains, la gestion des…
Des racines bantoues à l’empreinte coloniale française Au miroir des mythes fondateurs, la plaine côtière congolaise résonne encore du pas des premiers peuples bantous établis il y a près de trois millénaires. Leur maîtrise du fer et du commerce fluvial a permis l’essor de confédérations telles que Vungu, puis du vaste royaume de Loango qui, dès le XIIIᵉ siècle, contrôlait l’axe atlantique jusqu’aux embouchures du Kouilou. Cette dynamique régionale fut brutalement redéfinie par la « pénétration pacifique » prônée par Pierre Savorgnan de Brazza, figure tutélaire à laquelle Brazzaville doit son nom. L’intégration du territoire à l’Afrique équatoriale française, entérinée…